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 Le football argentin et le football à Rosario

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Huguito
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Messages : 40
Date d'inscription : 10/11/2008

MessageSujet: Le football argentin et le football à Rosario   Sam 6 Déc - 13:00

Le football en Argentine, c’est compliqué…

Loin de moi l’idée de faire un sujet-cliché et de vous ressortir les lieux communs sur le foot argentin.

Avant de partir, je n’étais absolument pas fan de foot, ne regardait que les matchs de l’équipe de France (style coupe du monde/europe) mais ne suivait pas plus que ca. Et je préfère le rugby sur lequel je ferais un post plus tard.

Mais à Rosario, j’ai découvert l’attachement qu’ont des gens à leur club. Il n’est pas rare de croiser des gens avec le nom de leur équipe tatoué (les rosarinos se tatouent beaucoup). Et j’ai adoré aller au stade : la première fois, on passe plus de temps à regarder les supporters que le match en lui-même. Feux d’artifices, ballons, fumigènes énormes, bref c’est énorme.
Attention ca commence, instant culture : Le football à Rosario

Rosario est une ville dans laquelle le football (el fútbol) à une place prépondérante.
Ville d’un million d’habitant, Rosario détient deux clubs qui sont rivaux depuis plus d’un siècle et qui évoluent dans la première division argentine : Newell’s Old Boys et Rosario Central (Nioulz et Central) Inutile de vous décrire la tension dans une ville d’un million d’habitant le jour du clásico… C’est tendu…

Les supporters (hinchas) de Newell’s se désignent comme Rojinegros pour la couleur de leur maillot (rouge et noir) ou encore leprosos (les lépreux)et sont appelés par les supporters de central les pecho frio (les frileux).
La dénomination Leprosos vient d’un match organisé par une association d’aide aux lépreux auquel Newell’s avait participé dans les années 30 et pour lequel Central avait refusé de jouer, ce qui fait qu’on appelle les supporters de central, canallas (les canailles, terme avec lequel ils s’auto désignent également).

Les supporters de Newell’s traitent ceux de central de sinaliento «Ceux qui n’on pas assez de pêche» pour supporter leur équipe, due à l’utilisation de hauts parleurs lors d’un match il y aune trentaine d’années.

Le véritable hincha se délecte des déboires de l’équipe adverse et passera une excellente soirée si l’équipe honnie se fait battre par un autre adversaire. Le jour suivant le clásico, les vannes vont bon train envers l’équipe perdante…

Le football en Argentine est sujet à des discussions interminables, les fans étant toujours capable de sortir des histoires d’il ya près de 70 ans pour justifier leur soutien inconditionnel à leur équipe.
Il y a un proverbe qui dit qu’on peut changer de voiture, de femme, de maison, de parti politique, mais qu’on ne peut pas changer d’équipe de foot…
La personne qui change d’équipe est considérée comme félonne et indigne de confiance.

L’ambiance dans les stades :

C’est chaud ! Il faut venir près de deux heures, voire trois heures avant le début du match pour s’assurer d’une place à «la popular», la partie des tribunes située derrière les cages.
L’occasion de se prendre un super coup de soleil car l’ombre est quasi inexistante si vous êtes face au Nord ou à l’Est. Vous pouvez toujours acheter des rafraichissements de la marque « Trani » mais je vous le déconseille car c’est absolument imbuvable : c’est du cola ou du jus de fruit ultra chimique immonde.
Ce qui est bon dans la cancha (le stade), c’est les glaces à l’eau au citron ou à la fraise, introuvables ailleurs qu’au stade. Lors de la mi-temps, les « heladeros », les vendeurs de glaces, se font littéralement assaillir par les hinchas. Si vous avez le malheur d’être à coté du vendeur lorsque sonne la mi temps, vous allez devoir travailler avec lui et faire passer les billets et la monnaie des assoiffés… Parce que dès que l’arbitre siffle la mi-temps, il est très difficile de circuler car tout le monde se précipite pour s’asseoir: c’est le jeu des chaises musicales, car tout le monde ne pourra pas s’asseoir.

Je vous assure qu’après 45 minutes debout, à gueuler sans arrêt, à faire des moulinets avec les bras, on a qu'une envie: s’asseoir, même sur les crachats et les reste de pipas, les carapaces des graines de tournesol. C’est que c’est physique d’être supporteur, à la fin du match, vous êtes crevés et sans voix !
L’occasion de vous dire qu’il est inutile de mettre son plus beau jogging pour aller à la cancha, je vous conseille votre pantalon le plus pourri. Il est aussi interdit de venir avec son briquet, mais vous pouvez le planquer facilement au niveau de la ceinture.

La popular, c’est aussi l’endroit où s’installent les « barras bravas » (leur ultras), qui dirigent et orchestrent les chants durant toute a durée de la partie. Oui, pendant 90 minutes, ils chantent pour soutenir leur équipe, pour insulter les joueurs et les supporters de l’équipe adverse, l’arbitre aussi évidemment, tout ceci sans temps mort, sauf à la mi temps.

Certains clubs accusant celui d’en face d’être complice avec la police. A noter que le terme canalla ou son diminutif cana désigne les flics (synonymes : la yuta, los bosteros…). Je ne vous raconte même pas le délire et l’hystérie lorsqu’un but est marqué : Ca gurle GOOL dans tout les sens, le gros type à votre gauche torse-nu et suant depuis 40 minutes sous le soleil vous attrape dans ses gros bras mous et vous embrasse comme un frère (vécu) quand ce ne sont pas 12 types qui vous tombent dessus pour faire l’avalanche (vécu aussi).

Qui va au stade ?
Tout le monde. Le stade est le lieu où on se lâche. Des vieux, des jeunes des très jeunes aussi (je me rappelle de ce couple avec leur bébé dans la popular), des femmes (et oui, ca met de l'ambiance). Quelle ne fut pas ma surprise lorsque les trois femmes qui étaient installées derrière moi lors de newell’s boca en novembre 2007 commencèrent à insulter l’arbitre avec un vocabulaire de charretier. (Ca me donne l’idée de faire un post sur les insultes et plus précisément sur le lunfardo, l’argot argentin)

Combien ca coute ?
Tout dépend du placement dans le stade : la popular reste la moins chère(24 pesos), sans sièges, à même le béton, debout pendant 90minutes, puis vient « la platea » sur les hauteurs et sur les cotés, banc en béton aussi, avec une meilleure vision du jeu mais tout de suite plus chère car il faut en plus payer l’entrée de la « General », ce qui fait monter le prix facilement au dessus des 50 pesos et la platea avec siège, sur les cotés et proche du terrain qui monte a 90 pesos (avec la « general »).
Les socios ne paient pas leur entrée puisqu’ils ont leur abonnement à l’année. Et de toute façon, il suffit de connaître un des gars qui surveille les moulinets d’entrée pour rentrer gratos, ce qui est assez courant…


Est ce qu'il est dangereux d'aller au stade?
La violence existe toujours, et les conflits entre « supporteurs/supporteurs adverses/police/supporteurs du même club » sont légion. A noter que l’Argentine est le seul pays du monde dans lequel les clubs paient leurs ultras. Ouvertement ou non, de toute façons, le financement de certains clubs est très très opaque... Certains dirigeants de clubs étant des mafieux reconnus. Bref, on ne sait jamais ce qui peut arriver.
Lors des conflits entre les supporters, il y a aussi la prise des trophées (drapeaux, banderoles) qui étaient exhibés dans les tribunes pour humilier l’équipe adverse, mais cette pratique est désormais interdite car source de trop nombreux conflits qui entrainaient régulièrement la mort de supporters.

Que faire après le stade?
Le Djurdjura, un sympathique restaurant arménien vous accueille dans une ambiance décontractée et ...
Non, on peut aussi en cas de victoire faire des tours dans la ville en bagnole avec les banderoles et klaxonner, mais il vous faut le permis de conduire, une automobile, et ne pas avoir peur d'être ridicule...


Dernière édition par Hugues le Lun 8 Déc - 16:23, édité 1 fois
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Mariano



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Date d'inscription : 08/12/2008

MessageSujet: Re: Le football argentin et le football à Rosario   Lun 8 Déc - 15:28

HOLA HUGUES...... YO QUISIERA SABER DE QUE EQUIPO DE ROSARIO TE HICISTE HINCHA VOS CUANDO VIVISTE EN ROSARIO? CUAL ES EL MEJOR?
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Huguito
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Messages : 40
Date d'inscription : 10/11/2008

MessageSujet: Re: Le football argentin et le football à Rosario   Lun 8 Déc - 16:19

Mariano por favooooor !

De Newell's obvio, soy leproso hasta morir y esta enfermedad nunca va a terminar, sos mi locuraaaaaa Wink


Y como le han hecho decir a un rosarino bien conocido:



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MessageSujet: Re: Le football argentin et le football à Rosario   

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